Ngu ndali ti azo kwe – Eau pour tous
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« Tous les hommes doivent être respectés, la dignité n’est pas un privilège », dixit Joseph Wresinski.

Dans la famille, papa, maman, enfants, parents, amis et visiteurs, tous les ménages utilisent de l’eau pour la boisson et la cuisine.

Comme dit un adage : « l’ eau c’est la vie ». Or, dans certains quartiers et zones où je travaille la misère se présente à travers les difficultés de trouver de l’eau.

Il faut se lever tôt le matin, faire une longue distance, faire la queue, beaucoup de patience. Parfois la qualité de l’eau est inacceptable.

Tout le monde veut avoir de l’eau. Il y a attroupement sur le forage. Les petits et les moins forts ne sont pas servis. C'est le cas de l’eau de l’école mixte « Centre 1 », mise à disposition de la population.

« La misère représente l’au delà de toutes les souffrances ».

Le combat quotidien de l’homme c’est d’avoir une goutte d’eau par jour. Pour la trouver il faut un sacrifice, aller à la recherche de l’eau. C'est le cas du lavage des habits dans le cours d’eau « Ouham » par les catégories de personnes.

La misère est toujours un pôle de ralliement et de rassemblement des hommes.

Un puits : en cas de carence d’eau, est le lieu où les familles se retrouvent pour puiser l’eau et parler de leur vie.

Comme par exemple « papa Homère », et les enfants.

« Notre pompe est en panne ; c'est la misère pour nous. Nous consommons l’eau qui n’est pas traitée. Les enfants de moins de 5 ans souffrent de cas de diarrhées ».

« Le savoir est universel, il n’est d’aucune classe, il appartient à l’humanité, la connaissance ce n’est pas un privilège pour les uns, ce doit être un don à tous, et pour tous ».

Ce forage est destiné aux élèves de l’école « Centre 2 mixte ». « Nous, les populations nous venons nous servir là. Ce sont les enfants qui nous donnent à boire », dixit « maman Yvonne » au quartier Zoro.

Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD Quart Monde, refusant la fatalité de la misère, affirme qu’en se rassemblant autour des plus pauvres, celle-ci pourrait être détruite.

La source, aménagée ou non aménagée, le forage ; le puits, protégé ou non protégé, l’eau du robinet, le cours d’eau ; toutes les sources d'eau sont toujours un lieu de retrouvailles des différentes familles. C'est là qu'on fait des partages sur nos misères, et parfois des conflits entre les familles, pendant le temps d’attente pour remplir nos récipients.

Pour les enfants l’eau est une source de revenu. Ils achètent les sachets, mettent de l’eau dedans, et la vendent sur le marché. « C'est une manière de combattre la misère » dixit Rufin et Willy.

Les sensibilisations de la population, la re-dynamisation des comités de gestion des points d’eau, la dotation en kits d’usure, et les interventions WASH que les différentes ONG font sur le terrain, montrent QUE LA MISÈRE RECULE SI ON S’UNIT ET QUE DÉPASSER L’ EXCLUSION SOCIALE ENGENDRE LA PAIX.

« LA MISERE EST L’ŒUVRE DES HOMMES  SEULS LES HOMMES PEUVENT LA DETRUIRE ». P. Joseph Wresinski.

Les citoyens ruraux ont besoin d’eau dans leurs cœurs. Mais la misère ce n’est pas comme la pluie ou le soleil : on peut décider qu’elle s’en aille, qu’elle disparaisse. Pas tout seul bien sûr, mais TOUS ENSEMBLE. Pas en faisant de grandes choses, pas en accomplissant des exploits mais EN SE REGROUPANT, EN SE RENCONTRANT pour que la vie soit joyeuse.

M. JEAN-LOUIS S. (alias TIGRE),

allié du mouvement ATD Quart Monde, en CENTRAFRIQUE

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